Quarante-six clubs, un seul grand rendez-vous

L’attente tire à sa fin : le tirage de la phase de ligue de la Ligue des champions aura lieu jeudi, et les 36 clubs concernés découvriront enfin l’ordre de leurs huit matchs. Cette nouvelle formule a transformé la soirée du tirage en véritable moment charnière, parce que chaque équipe repart désormais avec un parcours distinct et une route beaucoup moins prévisible vers les rondes éliminatoires.

Le Paris Saint-Germain arrivera à cette étape avec le statut de champion en titre, après son triomphe contre Arsenal à Budapest au printemps dernier. Dans un contexte pareil, chaque adversaire potentiel voudra tester le tenant du titre rapidement et rappeler que, dans cette compétition, rien n’est jamais acquis.

Le moment à retenir

Le tirage est prévu le jeudi 27 août, à compter de 17 h, heure de Londres. Pour les partisans, les entraîneurs et les joueurs, c’est bien plus qu’une formalité administrative : c’est le point de départ concret de la saison européenne, celui qui donne un premier aperçu des chemins possibles, des duels prestigieux et des pièges à éviter.

Depuis l’abandon de l’ancien format de groupes, la Ligue des champions a adopté une phase de ligue à 36 clubs qui fonctionne sur une base beaucoup plus large. Au lieu d’un petit groupe de quatre équipes, chaque formation se voit attribuer huit adversaires différents, ce qui rend le calendrier plus riche, mais aussi plus difficile à anticiper.

Un tirage qui distribue huit adversaires

Le principe est simple à comprendre, même si ses conséquences sont énormes. Chaque club sera opposé à deux équipes provenant de chacun des quatre chapeaux, ce qui construit un programme unique pour tous. Le tirage se déroule de façon progressive, en commençant par le Pot 1, puis en poursuivant avec les autres chapeaux jusqu’à ce que chaque participant connaisse ses huit rivaux.

La seule contrainte majeure vise à préserver un certain équilibre compétitif : deux clubs d’un même pays ne peuvent pas s’affronter à cette étape. Pour le reste, le hasard peut créer des calendriers très favorables ou, au contraire, particulièrement exigeants. C’est précisément ce mélange d’incertitude et de prestige qui rend ce rendez-vous si captivant.

Les têtes d’affiche et les surprises possibles

Le Pot 1 réunit plusieurs géants du football européen, dont le Paris Saint-Germain, le Bayern Munich, le Real Madrid, Liverpool, l’Inter Milan, Manchester City, Arsenal, Barcelone et l’Atlético Madrid. Dès cette première catégorie, on comprend que le niveau sera relevé, peu importe la combinaison finale.

Le Pot 2 ajoute encore de la densité avec le Borussia Dortmund, l’AS Roma, le Sporting, Aston Villa, le FC Porto, Manchester United, le Club Bruges, le Real Betis et le PSV Eindhoven. Ce second groupe peut produire des affiches très relevées, surtout si un favori du Pot 1 se retrouve avec un adversaire déjà bien installé sur la scène continentale.

Plus bas dans la répartition, le Pot 3 comprend notamment Feyenoord, Lille, Bodø/Glimt, Naples, le RB Leipzig, Villarreal, le Chakhtar Donetsk et Galatasaray, en plus du gagnant du duel entre Fenerbahçe et Lyon. Enfin, le Pot 4 complète le tableau avec le vainqueur de Dinamo Zagreb contre Viking, celui de Slovan Bratislava contre Celje, Slavia Prague, le VfB Stuttgart, LASK, le gagnant de Levski Sofia contre l’AEK Athènes, Como, Lens et Sabah.

Autrement dit, le tirage ne décidera pas seulement d’une série de matchs; il dessinera aussi le niveau de difficulté de toute la campagne européenne de chaque équipe. Jeudi, certains clubs sortiront avec le sourire, tandis que d’autres auront déjà l’impression d’entrer dans une bataille longue et ardue.