La question autour de Neymar et de la Coupe du monde 2026 a pris des allures de vrai feuilleton au Brésil. À Rio de Janeiro, Carlo Ancelotti doit trancher sur la liste finale des 26 joueurs, et le sort du numéro 10 demeure l’un des dossiers les plus surveillés du pays. Entre espoir, prudence et calcul tactique, la Seleção s’avance vers le tournoi avec une décision qui pourrait influencer toute sa préparation.
Neymar faisait partie de la liste élargie de 55 joueurs envoyée à la FIFA le 12 mai. Avant l’annonce officielle, plusieurs observateurs au Brésil estimaient qu’Ancelotti penchait désormais en faveur d’une sélection. La veille de la publication finale, après la défaite de Santos contre Coritiba, l’attaquant a répété qu’il se sentait bien sur le plan physique et qu’il poursuivait ses efforts sans relâche.
Le débat ne repose donc plus seulement sur son talent. Il porte surtout sur la capacité de l’ancienne vedette du PSG à soutenir l’intensité d’un grand tournoi, dans un rôle possiblement réduit mais toujours déterminant.
Les blessures qui ont tout ralenti
Le parcours récent de Neymar explique pourquoi sa convocation reste un sujet aussi sensible. Son dernier match avec le Brésil remonte au 17 octobre 2023, lorsqu’il s’est blessé gravement au genou gauche contre l’Uruguay. La rupture des ligaments croisés et du ménisque a bouleversé la suite de sa carrière internationale.
Il a raté toute la saison internationale de 2024.
Son passage à Al Hilal s’est terminé plus tôt que prévu.
Il est revenu à Santos pour retrouver du temps de jeu et du rythme.
Des pépins musculaires ont continué de compliquer sa remontée en 2026.
Au printemps 2026, il a même eu recours à un traitement au plasma riche en plaquettes afin de favoriser la récupération du genou. Dans ce contexte, chaque minute jouée devient un indicateur observé de près par le staff brésilien.
Une production correcte, mais des doutes persistants
Sur le terrain, Neymar a tout de même offert des signes encourageants avec Santos. Selon les chiffres relayés par plusieurs médias spécialisés, il cumule cette année six buts et trois passes décisives en 13 matchs, même si d’autres bilans lui attribuent davantage d’actions décisives. Peu importe la source, l’idée générale est claire : lorsqu’il joue, il demeure utile.
Le vrai enjeu pour l’entraîneur n’est pas de savoir si Neymar peut encore créer des différences. C’est plutôt de déterminer s’il peut enchaîner sans rechute un calendrier exigeant, avec trois matchs de groupe en un peu moins de deux semaines, puis éventuellement des rencontres à élimination directe.
Pourquoi la tendance s’est inversée
Le discours d’Ancelotti avait pourtant été assez net au début de l’année. L’Italien expliquait qu’un Neymar à cent pour cent aurait sa place, mais qu’il ne pouvait pas être retenu tant qu’il ne présentait pas toutes les garanties physiques. Cette position semblait ferme après les amicaux de mars contre la France et la Croatie.
Depuis, deux éléments ont modifié l’équilibre :
Les absences de Rodrygo et d’Estevão Willian ont dégagé des options offensives.
Plusieurs cadres, dont Casemiro, ont publiquement défendu l’idée d’un retour de Neymar.
Avec ces ouvertures, l’hypothèse d’une sélection semble maintenant beaucoup plus crédible qu’elle ne l’était quelques semaines auparavant.
Ce que cela changerait dans l’attaque brésilienne
Si Neymar est retenu, il ne s’agira pas forcément d’une place automatique comme titulaire. Le Brésil dispose déjà d’un secteur offensif bien fourni avec Vinicius Junior, Raphinha, Matheus Cunha et Gabriel Martinelli. Dans cette configuration, Neymar pourrait être utilisé comme meneur de jeu, attaquant de soutien ou arme d’impact selon le contexte du match.
Cette éventuelle sélection ferait aussi monter la pression sur d’autres concurrents directs. João Pedro, malgré sa belle production en Angleterre, pourrait être le principal sacrifié. Igor Thiago, Endrick et Rayan se trouvent eux aussi dans une bataille serrée pour les derniers sièges disponibles.
Le calendrier du Brésil dans le groupe C
Le Brésil connaît déjà son parcours initial dans le groupe C. Le contenu de la liste finale changera peut-être la hiérarchie interne, mais pas l’ordre des rendez-vous. Voici les matchs qui attendent la Seleção :
13 juin : Brésil contre Maroc, au MetLife Stadium, à East Rutherford.
Entre le 19 et le 20 juin : Brésil contre Haïti, au Lincoln Financial Field, à Philadelphie.
Entre le 25 et le 26 juin : Écosse contre Brésil, au Hard Rock Stadium, à Miami Gardens.
Une première place du groupe offrirait ensuite un parcours plus favorable en phase éliminatoire, face à un troisième d’un autre groupe.
Un héritage qui pèse encore très lourd
Au-delà de la forme du moment, le dossier Neymar touche à l’histoire même du football brésilien. À 34 ans, il viserait une quatrième participation à une Coupe du monde. Avec 79 buts en 128 sélections, il demeure le meilleur buteur de l’histoire de la Seleção, devant la marque qu’il avait dépassée à l’automne 2023.
Il a déjà vécu les éditions de 2014, 2018 et 2022, chaque fois avec des attentes énormes et une sortie prématurée de l’équipe avant le dernier carré. C’est aussi pour cette raison que son éventuel retour en 2026 dépasse la simple question sportive : il touche à la fin d’un cycle, à la mémoire d’une génération et à l’idée d’un dernier grand rendez-vous.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
La liste annoncée à Rio de Janeiro donnera enfin une réponse claire. D’ici là, tout le Brésil attend de savoir si Ancelotti misera sur le vécu, l’aura et l’instinct créatif de Neymar, ou s’il préférera verrouiller son groupe autour d’une logique de prudence maximale.
Dans un tournoi où chaque détail compte, ce choix pourrait influencer non seulement l’animation offensive, mais aussi la confiance générale du groupe. Si Neymar y figure, le débat changera de nature : on passera de la sélection possible à la gestion d’un retour sous haute surveillance.
Pour suivre la suite du parcours brésilien et l’ensemble de la compétition, la période à venir promet déjà assez de réponses pour nourrir toutes les discussions jusqu’au début du tournoi.
Le retour de Neymar ou le pari d’Ancelotti
La question autour de Neymar et de la Coupe du monde 2026 a pris des allures de vrai feuilleton au Brésil. À Rio de Janeiro, Carlo Ancelotti doit trancher sur la liste finale des 26 joueurs, et le sort du numéro 10 demeure l’un des dossiers les plus surveillés du pays. Entre espoir, prudence et calcul tactique, la Seleção s’avance vers le tournoi avec une décision qui pourrait influencer toute sa préparation.
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Un nom déjà très présent dans la présélection
Neymar faisait partie de la liste élargie de 55 joueurs envoyée à la FIFA le 12 mai. Avant l’annonce officielle, plusieurs observateurs au Brésil estimaient qu’Ancelotti penchait désormais en faveur d’une sélection. La veille de la publication finale, après la défaite de Santos contre Coritiba, l’attaquant a répété qu’il se sentait bien sur le plan physique et qu’il poursuivait ses efforts sans relâche.
Le débat ne repose donc plus seulement sur son talent. Il porte surtout sur la capacité de l’ancienne vedette du PSG à soutenir l’intensité d’un grand tournoi, dans un rôle possiblement réduit mais toujours déterminant.
Les blessures qui ont tout ralenti
Le parcours récent de Neymar explique pourquoi sa convocation reste un sujet aussi sensible. Son dernier match avec le Brésil remonte au 17 octobre 2023, lorsqu’il s’est blessé gravement au genou gauche contre l’Uruguay. La rupture des ligaments croisés et du ménisque a bouleversé la suite de sa carrière internationale.
Il a raté toute la saison internationale de 2024.
Son passage à Al Hilal s’est terminé plus tôt que prévu.
Il est revenu à Santos pour retrouver du temps de jeu et du rythme.
Des pépins musculaires ont continué de compliquer sa remontée en 2026.
Au printemps 2026, il a même eu recours à un traitement au plasma riche en plaquettes afin de favoriser la récupération du genou. Dans ce contexte, chaque minute jouée devient un indicateur observé de près par le staff brésilien.
Une production correcte, mais des doutes persistants
Sur le terrain, Neymar a tout de même offert des signes encourageants avec Santos. Selon les chiffres relayés par plusieurs médias spécialisés, il cumule cette année six buts et trois passes décisives en 13 matchs, même si d’autres bilans lui attribuent davantage d’actions décisives. Peu importe la source, l’idée générale est claire : lorsqu’il joue, il demeure utile.
Le vrai enjeu pour l’entraîneur n’est pas de savoir si Neymar peut encore créer des différences. C’est plutôt de déterminer s’il peut enchaîner sans rechute un calendrier exigeant, avec trois matchs de groupe en un peu moins de deux semaines, puis éventuellement des rencontres à élimination directe.
Pourquoi la tendance s’est inversée
Le discours d’Ancelotti avait pourtant été assez net au début de l’année. L’Italien expliquait qu’un Neymar à cent pour cent aurait sa place, mais qu’il ne pouvait pas être retenu tant qu’il ne présentait pas toutes les garanties physiques. Cette position semblait ferme après les amicaux de mars contre la France et la Croatie.
Depuis, deux éléments ont modifié l’équilibre :
Les absences de Rodrygo et d’Estevão Willian ont dégagé des options offensives.
Plusieurs cadres, dont Casemiro, ont publiquement défendu l’idée d’un retour de Neymar.
Avec ces ouvertures, l’hypothèse d’une sélection semble maintenant beaucoup plus crédible qu’elle ne l’était quelques semaines auparavant.
Ce que cela changerait dans l’attaque brésilienne
Si Neymar est retenu, il ne s’agira pas forcément d’une place automatique comme titulaire. Le Brésil dispose déjà d’un secteur offensif bien fourni avec Vinicius Junior, Raphinha, Matheus Cunha et Gabriel Martinelli. Dans cette configuration, Neymar pourrait être utilisé comme meneur de jeu, attaquant de soutien ou arme d’impact selon le contexte du match.
Cette éventuelle sélection ferait aussi monter la pression sur d’autres concurrents directs. João Pedro, malgré sa belle production en Angleterre, pourrait être le principal sacrifié. Igor Thiago, Endrick et Rayan se trouvent eux aussi dans une bataille serrée pour les derniers sièges disponibles.
Le calendrier du Brésil dans le groupe C
Le Brésil connaît déjà son parcours initial dans le groupe C. Le contenu de la liste finale changera peut-être la hiérarchie interne, mais pas l’ordre des rendez-vous. Voici les matchs qui attendent la Seleção :
13 juin : Brésil contre Maroc, au MetLife Stadium, à East Rutherford.
Entre le 19 et le 20 juin : Brésil contre Haïti, au Lincoln Financial Field, à Philadelphie.
Entre le 25 et le 26 juin : Écosse contre Brésil, au Hard Rock Stadium, à Miami Gardens.
Une première place du groupe offrirait ensuite un parcours plus favorable en phase éliminatoire, face à un troisième d’un autre groupe.
Un héritage qui pèse encore très lourd
Au-delà de la forme du moment, le dossier Neymar touche à l’histoire même du football brésilien. À 34 ans, il viserait une quatrième participation à une Coupe du monde. Avec 79 buts en 128 sélections, il demeure le meilleur buteur de l’histoire de la Seleção, devant la marque qu’il avait dépassée à l’automne 2023.
Il a déjà vécu les éditions de 2014, 2018 et 2022, chaque fois avec des attentes énormes et une sortie prématurée de l’équipe avant le dernier carré. C’est aussi pour cette raison que son éventuel retour en 2026 dépasse la simple question sportive : il touche à la fin d’un cycle, à la mémoire d’une génération et à l’idée d’un dernier grand rendez-vous.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
La liste annoncée à Rio de Janeiro donnera enfin une réponse claire. D’ici là, tout le Brésil attend de savoir si Ancelotti misera sur le vécu, l’aura et l’instinct créatif de Neymar, ou s’il préférera verrouiller son groupe autour d’une logique de prudence maximale.
Dans un tournoi où chaque détail compte, ce choix pourrait influencer non seulement l’animation offensive, mais aussi la confiance générale du groupe. Si Neymar y figure, le débat changera de nature : on passera de la sélection possible à la gestion d’un retour sous haute surveillance.
Pour suivre la suite du parcours brésilien et l’ensemble de la compétition, la période à venir promet déjà assez de réponses pour nourrir toutes les discussions jusqu’au début du tournoi.
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